Guide d’utilisation d’Antidote 10

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Tournures

Le dynamisme d’un texte émane entre autres de sa syntaxe, qu’on souhaite idéalement variée, fluide, élégante. Le correcteur détecte pour vous les tournures « à surveiller de plus près » : passives, impersonnelles, négatives, participiales et phrases non verbales. Celles-ci ne sont pas fautives en soi ni à bannir à tout prix, mais on veillera à les employer avec parcimonie.

  • Pour chaque classe de tournures, un glissoir permet une vérification exhaustive, ou le traitement plus rapide des cas les plus flagrants qu’Antidote a présélectionnés pour vous. Consultez l’infobulle associée à chaque état du glissoir pour choisir la sélection qui convient à vos besoins.

Passives

Les tournures passives (où le verbe est conjugué avec être, et dans lesquelles le sujet subit l’action au lieu d’en être l’acteur ; ex. : le film a été acclamé par la critique) sont utiles notamment lorsque l’on veut mettre l’accent sur l’objet plutôt que sur le sujet. Autrement, une phrase équivalente à la voix active est généralement plus percutante (ex. : la critique a acclamé le film). En surnombre, elles peuvent donner au texte une atmosphère désincarnée.

Impersonnelles

Localisez rapidement les tournures impersonnelles dans votre texte et essayez d’éviter leur emploi. Bien qu’elles soient parfois utiles, les tournures impersonnelles ont le désavantage de déplacer le sujet réel en fin de phrase. Ce déplacement est opportun si l’on désire justement laisser planer le thème de la phrase. Dans les autres cas, les tournures impersonnelles (et notamment les il y a) risquent d’alourdir le propos.

Négatives

Assurez-vous que les tournures négatives expriment bien le sens que vous désirez transmettre, particulièrement quand une phrase contient plus d’une négation. L’interprétation d’éléments négatifs imbriqués ou successifs peut parfois représenter un réel défi (ex. : il n’est pas impossible qu’elle n’arrive pas à l’heure). Par ailleurs, n’abusez pas du que restrictif (ex. : il n’a parlé qu’à Marie) ; la reformulation positive sera généralement plus intuitive (ex. : il a parlé seulement à Marie), surtout dans une phrase qui présenterait déjà une certaine complexité. Enfin, sur le plan stylistique, une négative gagnera généralement à être reformulée de manière positive si la négation n’est pas essentielle au message.

Participiales

La proposition participiale a comme noyau un verbe conjugué au participe présent. Une participiale peut être utilisée comme complément du nom (le café provenant du Brésil) ; selon le cas, cet emploi sera perçu comme lourd, surtout s’il est trop fréquent. Au besoin, on mettra à contribution d’autres constructions équivalentes : relative (le café qui provient du Brésil), adjectif qualificatif (le café brésilien), groupe prépositionnel (le café du Brésil), etc.

Phrases non verbales

Parce qu’il exprime l’action qui unit sujet et complément, le verbe forme normalement le noyau de la phrase. Une phrase ponctuée sans verbe, ou dont le noyau n’est pas un verbe, parait donc à priori bancale. Le correcteur affiche pour vous les phrases où le verbe principal est absent ; vous pouvez ainsi évaluer si une reformulation de la phrase avec un sujet et un verbe explicites conviendrait mieux.

  • Notez que le correcteur glissera par-dessus les titres.
  • Le nombre de mots figure à droite dans la liste des détections. On traitera en priorité les phrases les plus longues, où l’absence de verbe principal pourrait résulter d’un oubli.