Guide d’utilisation d’Antidote 10

Guide d’utilisation / Le correcteur / Le volet Style / Inclusivité

Inclusivité

La rédaction inclusive consiste à représenter le plus équitablement possible les hommes et les femmes dans un texte s’adressant à un lectorat mixte. Antidote facilite ce processus en ciblant les noms et pronoms non inclusifs, et en proposant dans une infobulle des expressions inclusives. Parmi les procédés d’inclusivité les plus courants, mentionnons : les noms épicènes (les ministres), les noms collectifs (la direction, le personnel infirmier) et les doublets (le client ou la cliente). Inclusivité et style peuvent faire bon ménage : il suffit pour cela de varier et de bien équilibrer les procédés choisis. On veillera par contre à ne pas abuser des doublets, et à éviter les doublets abrégés, comme client(e), particulièrement difficiles à rendre à l’oral.

  • Un glissoir permet de filtrer les résultats en fonction du genre, pour donner priorité aux cas masculins non inclusifs, plus fréquents que leur pendant féminin.
  • Texte oratoire : si un texte est destiné à être lu à haute voix, on optera de préférence pour des formulations inclusives audibles. Antidote peut filtrer pour vous les éléments à revoir dans cette optique.

Noms, Accords, Pronoms

Pour une vérification plus uniforme, Antidote regroupe les noms de genre non inclusif (un client ; une infirmière), les noms originalement épicènes qu’un accord rend non inclusifs (la responsable ; les ministres élus) et les pronoms non inclusifs (il ; quelques-unes). Voyez l’infobulle associée à chaque détection pour des suggestions de remplacements ; par exemple, l’expression non inclusive certains des linguistes peut être remplacée par l’expression épicène quelques linguistes.

Doublets

Un doublet est l’ensemble formé du féminin et du masculin d’un mot, par exemple : le client ou la cliente ; le ou la ministre, ils ou elles, etc. Il s’agit d’un procédé d’inclusivité légitime et intéressant, par la mention explicite des deux genres. Par contre, en trop grand nombre, ils alourdissent le texte et nuisent au style. Si nécessaire, on y remédiera par un juste dosage et en variant les procédés d’inclusivité.

Doublets abrégés

Les doublets abrégés entrainent à l’écrit des complications graphiques et grammaticales, en plus d’être peu esthétiques ; à l’oral, on ne sait pas toujours comment les prononcer. Il est unanimement déconseillé de les employer pour représenter les deux genres, et ce quel que soit le contexte de rédaction ou le format choisi (parenthèses, traits d’union, points médians, etc.). On peut remplacer les doublets abrégés par des doublets standards ou puiser parmi les autres procédés d’inclusivité.